mercredi 7 mars 2012

Trois petits derniers




Les voici les voilà, les livres de la planète du mois de mars.
Ils arrivent par trois :
Tapis tapis moi, illustré par les soeurs Balbusso (chez Sarbacane).
Le mouton qui n'arrivait pas à s'endormir
Le koala qui disait des gros mots, les deux derniers Mamie Poule raconte illustrés par Hervé le Goff en grande forme (chez Gautier-Languereau) !


Voici quelques images et des photos du Tapis prises en direct du tapis de Morteaux-Couliboeuf.
Dans cet album, Anna qui danse sur le tapis rencontre un aspiratoutou...


... une panthère bleue dans le jardin des délices et des lys...


... jardin dont voici un détail...


La panthère est amoureuse d'une licorne...


... qui est amoureuse d'un prince prisonnier...


... qu'elle retrouve dans un crapaud...


Toute une histoire !
En dansant sur ce tapis, Anna traverse une forêt inquiétante...


Mais la fillette n'a pas peur car elle a, pour faire fuir les méchants, des tas de mots...


Tapis tapis moi, vous l'aurez compris, est une histoire à rebondissements, chaque nouvelle double page reprenant la fin du texte de la double précédente pour avancer.
Le texte rappelle une comptine avec sa ritournelle du tapis qui rythme et résume l'histoire au fil des pages :
TAPIS TAPIS LIEN, TAPIS TAPIS SANG, TAPIS TAPIS MOI, etc.
Les illustrations colorées des soeurs Balbusso ajoutent une touche de mystère et de féérie à mon imaginaire inspiré des contes classiques.
Le grand format Paysage, dit "à l'italienne" invite à marcher sur le livre-tapis.
Mais ça, c'est interdit !
Quoique...
Et chez vous, il y a un tapis ?
A chacun son tapis, à chacun son histoire...

vendredi 2 mars 2012

Un mouton et un koala font...


... Deux nouveaux titres dans la série "Mamie Poule raconte" !


Qu'il est mignon ! Trop mignon. Vraiment trognon. Trop ? Peut-être.
L'adorable koala a un petit défaut, non, un énorme défaut : dès qu'il ouvre la bouche, il dit des gros mots. C'est moche. Et même affreux.
Des mots tellement gros, tellement affreux que même l'éléphant, ce pachyderme extra-résistant, ne le supporte pas : il tombe dans les pommes, enfin dans les bras du renard (qui aura bientôt son histoire) (l'éléphant aussi, promis).


Affreux, affreux. Demandez au cacatoès ou au chameau, aussi victimes du koala. A l'heure qu'il est, ils doivent avoir déposé une plainte auprès du bureau des bêtes battues (le BBB). Être battu à coups d'insultes, c'est possible. Je ne sais pas qui a écrit cette histoire, si vous rencontrez l'auteur, dites-lui que les gros mots, c'est pas beau. Vite, au mouton !


Enfin un animal poli gentil mimi. Si seulement il réussissait à s'endormir le soir venu, on serait plus tranquille. Ou bien non. On ne connaîtrait pas son histoire.
Tout le monde sait que pour entrer au pays du sommeil, on compte les moutons. Et les moutons alors, que comptent-ils ? Les thons ? Les mouflons ? Les mouettes ? Les canetons ? Non, non et non ! Les moutons comptent les éléphants. Et quand un éléphant saute une barrière, vous pensez à juste titre qu'il va y avoir... du sport !


Evidemment, un éléphant ça trompe énormément. On l'imagine lourd, rentre-dedans, casse-barrière, endormi avant l'heure, ridé de la cervelle... Détrompez-vous ! Il y en a des rêveurs, des amoureux de la nature, des bavards, des au coeur léger comme le vent, je peux vous l'assurer, j'en ai déjà rencontré un. Et lui faire sauter la barrière n'a pas été un jeu d'enfant. Il a failli devenir mon cauchemar vivant. Par chance, j'ai des amis très malins qui savent appeler la bonne personne au bon moment (avant que ça ne dégénère).
Hein, le mouton ?


- Quoi quoi quoi ? La solution ? Le mot de la fin ? La fin ? C'est elle qui la détient, pas moi !


Le mouton qui n'arrivait pas à s'endormir.
Le koala qui disait des gros mots
.
Les titres 9 et 10 de la série "Mamie Poule raconte" se trouvent chez tous vos libraires chouchous. Le papa peinturlure de la mamie se nomme Hervé le Goff, et son éditeur, Gautier-Languereau.

lundi 23 janvier 2012

Le petit chaperon rouge après la tempête


Une tempête ? Où ça ?
Dans Le petit Chaperon rouge après la tempête, de Jean-Loup Craipeau et Pierre Fouillet bien sûr !
Face-Bouc l'avait pourtant annoncé : "Tornade en formation au-dessus du château de la Belle au bois dormant. Prudence."
Mais le petit chaperon rouge a tout de même pris le chemin de chez Mère-grand.
Après la tempête, car il y en a bien une, plus de panier et surtout : plus de console de jeux ! La retrouvera-t-elle ? Parviendra-t-elle à destination saine et sauve ?
Car dans la forêt des Contes, on fait des tas de rencontres, et il y a des règlements de comptes.... Quelle salade !

Si vous aimez les détournements en tous genres, les hommages, les clins d'oeil, et les contes bien évidemment, vous retrouverez dans ce roman-jeu...
Quatre contes de Perrault :
Le petit chaperon rouge
La belle au bois dormant
Cendrillon
Le chat botté
;
un d'Andersen :
Les habits neufs de l’empereur ;
deux de Grimm :
Blanche-Neige
Hansel et Gretel
;
enfin trois d'auteurs anonymes :
Les trois petits cochons
Le petit bonhomme pain d’épices
Boucle d’or et les trois ours


Voici le début du premier chapitre intitulé :

sa.mère.galette@frit.beurre

Dans la forêt des Contes, il se passe quelque chose d’assez triste : Mère-grand doit abandonner sa maison au coeur des bois. Un mystérieux acheteur la pousse à vendre pour créer un parc d’attractions. Au début, Le Petit Chaperon rouge n’a pas ressenti trop de chagrin. La maison de Mère-grand n’a ni l’électricité ni la télé, et Face-Bouc ne capte pas au coeur des bois.
Or, depuis que Le Petit Chaperon rouge a Face-Bouc, elle ne peut plus s’en passer. Grâce à ce bouc interactif, elle communique avec ses amies...

(...)

Face-Bouc n’a pas que des avantages. Des messages importuns peuvent pourrir la vie de son utilisateur.
« Toc ! toc ! toc ! voici les nouvelles de la forêt des Contes ! »
De : sa.mère.galette@frit.beurre
À : petit-chaperon.rouge@mêmepasmail

« Ma chérie, peux-tu aller dans la forêt cueillir trois beaux cèpes pour une omelette aux champignons ? »
« Ma chérie, avant de te rendre chez Mère-grand, révise donc le présent de Je tire la chevillette et la bobinette choit. Son passé simple Je tirai la chevillette et la bobinette chut. Son futur Je tirerai la chevillette et la bobinette cherra. Je te fais réciter dans un quart d’heure... »
« Ma chérie, veux-tu bien arranger ton lit, ranger ta chambre, rapporter ton bol et descendre le panier que je le remplisse pour Mère-grand… Nous ne sommes pas chez les trois ours et je ne t’ai pas élevée comme cette sans-gêne de Boucle d’or, que je sache ! »
Holà ! Peux-tu, lecteur serviable, et sans te commander, aider Le Petit Chaperon rouge à retrouver, en les coloriant, sa chaussette, son bol et le panier dans le fouillis ci-dessous ? Bonne chance !


Le Petit Chaperon rouge après la tempête est disponible chez tous vos amis libraires (s'ils ne l'ont pas, commandez-le !) depuis le 19 janvier 2012.
On peut dire que l'année a bien commencé.
10 contes en 1 roman et 40 jeux, que demander de mieux ?

lundi 19 décembre 2011

Eteins, c'est la fête des lumières

Lyon, retour. Cette fois-ci, ce n'est pas pour la Biennale, et pourtant j'aurais pu. Non, nous sommes dimanche soir et c'est le dernier "jour" de la fête des lumières. Bien sûr, on ne peut pas tout voir, mais on peut se laisser porter par la lumière.
Et voir... ou être vu !


Tandis que place Louis Pradel, les Regards félins de Julie Mathias et Wolfgang Kaeppner déshabillent les chalands, les chevaux de la fontaine de la place des Terreaux s'échappent, pris dans une Transe nocturne signée Marie-Jeanne Gauthé.




Ils galopent le long des façades de l'Hôtel-de-ville, poursuivent leur course sur le musée des Beaux-arts qui finit par s'écrouler.


Fin. Mesdames et Messieurs, merci de suivre les flèches pour la sortie…
Nous partons en sens inverse, nous engouffrons dans l'Hôtel de ville.
Dans la cour du haut-bâtiment, la Bourrasque de Paul Cocksedge emporte deux cents feuilles lumineuses. Les archives des lieux s'évadent et se vident de leur contenu… à nous d'écrire la suite.




Nous continuons notre promenade, légers comme du papier de lune, vers le passage Ménestrier.
Un éléphant mécontent, ça trompe énormément, surtout quand celui-ci est coincé sous une voûte. Il tape du pied, soulève de la poussière et barrit, semblant défier la foule de piétons qui s'aventurent dans le passage. Shocking ? Elephantastic ! plutôt. Catherine Garret et Mathilde Leca nous offrent un drôle de chat des rues, là. Devant...



Derrière... Euh... y'a un éléphant-chat dans le manège, aussi ?


Non, mais y'a des bonshommes tout blancs ! Bizarre, bizarre.
Place de la République, Thomas Veyssiere a plongé 66 personnages lumineux dans le bassin.


On y danse au son d'une bande-son de film improbable, on s'y bat, on s'y kung-foute, on s'en fout de tout, c'est Key frames, scènes de vi(ll)es, tant qu'on est là, en vie, en ville, dans la lumière.


Ils sont venus de Milan, portés par Chiara Lampugnani, ces cent papillons de lune qui illuminent la rue Edouard Herriot.


Le théâtre des Célestins devient un flipper vivant, les détails de l'architecture sont autant d'obstacles fluorescents que visent les joueurs de passage. Les parties sont plus ou moins longues selon l'habileté de chacun. L'Urban flipper de Thibaut Berbezier et Carol Martin en fait flipper quelques-uns, les vierges de statue se colorent en vert ou rose fluo, my god! le joueur arrivera-t-il au ciel du spectacle ? Ooooooh !


Et non. Entre deux parties, le théâtre change de décor.



Et nous, de lieu. Il suffit de passer le pont, et c'est tout de suite l'aventure, laisse-moi tenir debout devant la cathédrale Saint-Jean, pour écouter-voir le Chant de la pierre de Daniel Knipper. Rien de mieux qu'un bon éclairage pour admirer l'église restaurée depuis peu, flambante neuve, changeant de couleur en fonction des cycles de lumière naturelle. Pour un peu, on se prendrait pour Claude Monet peignant sa série de cathédrales de Rouen.
Beau et impressionnant.
















Autre place, Bellecour, autre ambiance. Il y a du joyeux ballon dans l'air, et l'esprit festif et rond s'accentue avec la grande roue qui scintille dans la nuit, non loin.
I love clouds de Jacques Rival ou Louis XIV en super-héros prêt à chevaucher les nuages. Pourquoi pas ! Ce qu'il sauve ? Nous ne le saurons pas.


Allez, on éteint ? Bonne nuit, faites de beaux rêves.