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mercredi 24 août 2011

Mamie Poule raconte une fois de plus !

Coucou, c'est bientôt la rentrée, et il est déjà là, le croco !!!
Là, mais lààààà :


Pôvr petit, il a peur de l'eau, tellement peur qu'il...
(bouchez-vous les oreilles et le nez, attention)
PROUT ! REPROUT ! ET SURPROUT !
Rien que pour vous, cette image d'Hervé le Goff toujours et encore,
ma préférée ; celle du croco en petit chaperon rououououge
qui doit absolument absolument absolument
traverser la rivière.


Vous voulez savoir s'il va y arriver ?
Avec ou sans (prouts) ?
Rendez-vous chez votre libraire chouchou !
L'éditeur ? C'est toujours Gautier-Languereau.
À bientôt pour un nouvel événement très... super.
N'est-ce pas, monsieur... Monsieur ?

jeudi 21 juillet 2011

Cet été...


Construisez de beaux châteaux de sable,
et faites-vous de nouveaux amis !
Cet été, c'est bédé avec Pierre Fouillet.
Ne cherchez pas, il faut attendre la rentrée.

vendredi 10 juin 2011

L'album pommade contre les insectes de l'été

Voilà l'été, voilà l'été, voilà l'été, eh-eh ! Enfin, presque...
Je regarde le ciel et même s'il ne fait pas beau beau, ce n'est pas si grave, car Bobo est arrivé, hé-hé !


C'est un album pour les enfants à partir de 4 ans et plus, illustré avec humour par le grand chef Jean-Marc Mathis.
La grosse bébête y est monstrueuse à souhait, mais on hésite tout de même entre fuir et... l'embrasser. Ben oui ! Un peu comme dans La Belle et la Bête, sauf que là, la Bébête ne se transforme pas en prince charmant.
Même après le bzzzzz, bisou du Bobo.

Bzzzzz... Tous ces charmants insectes (cafard, abeille, guêpe, puce, pou, cigale, luciole, araignée et compagnie) ont été publiés par Sarbacane, et se trouvent chez tous vos amis libraires.
Promis : les livres ne mordent pas, ne piquent pas, ne sucent pas le sang, ne montent pas et ne redescendent donc pas. Enfin, je crois...

vendredi 8 avril 2011

Tu veux ma photo ?!


Enfin ! C'est le grand jour : celui de la photo de classe, yeeepaaaa ! La la la, on y va, en chantant, en courant, même...


La la... Y'a pas un problème, là ? Alors, Zeb, on va à l'école en pyjamaaaaaa ? Argh !
Du coup, on pleure un peu beaucoup, dans cet album (ça nous fait rire, nous, mais chut, faut pas le répéter) :


Silence radio donc, car du côté de nos amis, la tension monte : quoi, qu'est-ce qu'il a mon bouton ? Regarde ailleurs ! tu veux ma photo ?


Pardon Nounouille, promis, on r'garde pas. On a rien vu. Vous avez vu quelque chose, vous ? Non ! Bon alors, hein.

Trop tard !


Je vous jure, j'y suis pour rien, maîtresse, c'est pas moi c'est les autres ! Moi, j'ai juste imaginé une histoire, après, tout le monde sait que les personnages prennent le dessus et l'illustratrice, Béatrice Rodriguez, en rajoute une couche et l'éditeur, Points de suspension, ben il publie le tout et il met mon nom dessus, mais c'est faux archi-faux tout ça : c'est pas moi !

Et puis de toute façon, elle se termine bien, cette histoire, alors alors...
OUISTITiiiiiiiiii !!!!

mardi 29 mars 2011

On danse... Et toi, tu danses ?


La danse, c’est quoi ?
Deux pieds, deux bras, dix doigts (ici cinq, formant le mudra du lotus en bharata natyam, danse classique indienne)...


... une tête, un regard et bien plus encore. C’est le corps qui bouge : tout en même temps ou tout séparément. Il existe tant de façons de danser, de s’exprimer, de se déplacer ! Ci-dessous, Rosas Danst Rosas d'Anne Teresa de Keersmaeker, créé en 1983 et encore joué aujourd'hui.


On danse de côté, en avant, en arrière, en sautant ou bien porté (danseurs d'Alvin Ailey)...


On danse avec ou sans musique (ci-dessous, L'orchestre de l'Opéra d'Edgar Degas, vers 1870). En rythme ou non ?


On danse en équilibre sur une jambe ou en vrille sur la tête (Sidi Larbi Cherkaoui et Akram Khan dans Zero degrees, 2005).


On danse en tutu (Anna Pavlova en cygne blanc, le cygne noir du Swan lake de Mats Ek, Robin Orlyn bataillant contre le carcan du classique), en robe (celle de Sara Baras, reine du flamenco rappelle celle de Loïe Fuller, pionnière de la danse moderne) ou en pantalon ? Sur pointes, en claquettes ou en baskets et autres chaussures de ville (Le lac des cygnes vu par la compagnie Divergences).







On danse aussi en costume-personnage (pour Tricodex, 2005, tout comme pour ses Codex et Decodex, Decouflé s'est inspiré du Ballet triadique d'Oskar Schlemmer, 1922).



On danse, seul ou à deux (Les danseurs de tango par Fernando Botero) à cinq (La danse de Matisse) ou à cent, on danse !



On danse depuis que l’on sait marcher. On danse pour communiquer, pour fêter un événement (danse rituelle guerrière masai), pour se révolter ou pour se montrer. On danse pour soi, ou pour les autres (Roi-Soleil, Louis XIV fut l'un des premiers à élever la danse au rang d'art ; on lui doit l'Opéra Garnier et son école).



La danse, ça bouge, du ballet classique (la très romantique Carlotta Grisi dans le rôle de Giselle en 1841, volant au-dessus de sa tombe, normal pour un fantôme !) au spectacle contemporain (The show must go on, de Jérome Bel en 2001)...



On danse, du chorégraphe (Roland Petit photographié par Izis) à l’interprète (Jean Babilée, dans Le jeune homme et la mort, 1946)...



La danse, ça donne à voir, du décor peint à la vidéo dansante (Lulu de Mark Tompkins, La table de sable de l'artiste Magali Desbazeille pour la compagnie Damaged goods de Meg Stuart, Marionnette, de Decouflé)...




La danse, ça parle, d’une belle histoire au sujet politique (La table verte, de Kurt Jooss, 1932)...


Et ça se promène, ça échange, de la rue à la scène et de la scène à la rue (Transports exceptionnels, par la compagnie Beau geste de Dominique Boivin)...


... ou ailleurs encore (Isadora Duncan, 1877-1927) !


De l’Afrique à l’Asie, j'ai souhaité, avec ce livre publié chez La Martinière Jeunesse, poser une question à tous ceux et celles qui aiment le mouvement, ou qui souhaitent le découvrir : et toi, tu danses ? Pourquoi pas comme lui ?


La danse racontée aux enfants fait partie d'une collection de livres de photos et j'ai activement participé à leur choix en connaissance du sujet, et parce que je refusais de signer un livre trop "classique". Ce qui explique par exemple le compromis de la couverture : un chorégraphe "néo-classique", Benjamin Millepied, qui l'a emporté face à un énième ballet classique...


La très belle photo qui suit (à l'endroit et à l'envers pour les gardes) ouvre et referme le livre, invite à un aller-retour. Elle est tirée du spectacle A cet endroit, d'Odile Duboc (2007) :


Hélas ! on ne peut pas tout mettre, pas tout avoir, pas tout obtenir. C'est pour cette raison que la collection panache les photos avec des illustrations présentées en cabochons. Elles sont signées, pour ce titre, Marie Doucedame. Ci-dessous, l'affiche art déco de L'après-midi d'un faune d'après Léon Bakst (1912).

Mais je vais profiter de ce blog pour poster quelques photos que j'aurais aimé voir dans le livre, et remercie au passage les photographes pour leur gentillesse.

La double page consacrée à L'après-midi d'un faune, qui marque avec Le sacre du printemps (1913) un acte de modernité, montre la façon dont chaque danseur interprète son personnage, et des pas très précis. Pour compléter les quatre danseurs choisis pour le livre (Rudolf Noureev, Nicolas le Riche, Olivier Dubois et Emmanuel Eggermont, en voici quelques-unes en supplément, dans l'ordre Emmanuelle Huynh, Georges Momboye, Marie Chouinard, Serge Lifar et Vaslav Nijinski bien sûr, le créateur de la créature en 1912.






Ce livre est dédié à Odile Duboc (ci-dessous dans O.D.I.L. en 2006, et en suivant le lien, un extrait du spectacle Rien ne laisse présager de l'état de l'eau, 2005), Merce Cunningham photographié par Annie Leibovitz (et un court extrait de Beach birds ainsi qu'un lien vers un portrait en anglais) et Pina Bausch (ci-dessous et en suivant le lien dans Cafe Muller), trois figures de la danse disparues l'année dernière.